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  • : Le blog d'Hika
  • : Bienvenue sur le blog d'un étudiant en échange universitaire pour un an, à Niigata.

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 15:00

(Dans cet article, l'auteur tente sans grand talent d'expliquer l'irrégularité dans la rédaction de son blog par une pseudo-surchage de travail. Et ce, sans trembler des genoux)

"Enfin un nouvel article ! Bù$*ù# de Mù$*# !" diront les plus impatients, "Le délice de l'attente n'a d'égal que la splendeur de tes écrits" diront ceux qui en font de trop, et "Ah, mon verre est vide" diront probablement les autres.

J'ai assisté à mon premier cours de japonais aujourd'hui et je me suis dit que j'allais vous en parler par le biais d'un petit article. Les cours de langue proposés aux étrangers sont divisés en deux catégories, elles-mêmes subdivisées. Il y a donc les cours intensifs et les cours... pas intensifs. Oui oui, vous l'avez deviné je suis dans la 2e catégorie.
Ces cours sont divisés en 5 groupes : du niveau 1 pour débutant (complet ?) au niveau 5. Dans ce derniers cas les étudiants sont envoyés suivre les cours avec les autres japonais il me semble. (Ou bien ils sont envoyés au bûcher, dans les deux cas on n'a plus de nouvelles d'eux)
Pour savoir qui va où, chaque étudiant passe un test composé de plusieurs pages de difficulté croissante. Ne souhaitant pas me retrouver surchargé de travail dans un groupe d'un niveau trop élevé, j'ai décidé de "lever le pied", ou plutôt de ne pas répondre par raisonnement comme à mon habitude, mais de ne valider que ce dont j'étais sûr. La dernière page se composait d'un long texte, trop long à mon goût, je n'ai pas répondu aux questions posées dessus.

Résultat des courses : Groupe 3, et tant mieux ! Premier cours cette après midi donc, et je me suis senti en minorité, nous étions 10 élèves, moi et 9 Chinois. ^^ (Il me semble)
Ils parlent entre eux dans leur langue à travers la classe, dorment et/ou ne sont pas discrets. Pour le coup je fais élève modèle.
J'ai raté les 3/4 premiers cours avec mon passage tardif, mais prévu, du "placement test"; et bien je n'ai rencontré aucunes difficultés durant le cours. Non pas que je sois une brute en japonais (auquel cas je ne serais pas en groupe 3), mais je trouve la difficulté du cours très bien dosée. Nous sommes pour l'instant dans les révisions -rapides- des niveaux inférieurs, et la fin du cours abordait des notions/expressions très utiles voire indispensables, que je ne connais ou ne maitrise pas encore.

Me voilà parti pour 3x1h30 par semaine, oui, c'est énorme. Toujours sur la tranche 14h40-16h10.
Lundi : 1h30, cours intitulé "Lecture".
Mercredi : 1h30, japonais écrit.
Vendredi : 1h30, conversation.

Il me reste à choisir les 4 cours qui viendront compléter mon emploi du temps. Et ça fera l'objet d'un prochain article. Soyez patients ! \o/
Par Hika
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 15:43
Première tentative en calligraphie, avec un kanji simple bien sûr.


Samedi et dimanche derniers (17 et 18 octobre) avait lieu la fête de l'université, 新大祭 (Shindaisai, prononcez "shin'daïsaï").

A cette occasion un grand nombre de clubs et de cercles d'étudiants tenaient des stands. On pouvait ainsi voir des tentes blanches dressées un peu partout (mais organisées, on est au japon tout de même !) et abritant des étudiants convertis en vendeurs de marchés ambulants pour l'occasion.
Ah oui, je ne vous l'ai pas encore dit, mais au japon, le dieu... c'est la bouffe. Je crois que 60% des émissions de télé que j'ai pu voir reposaient sur des sujets plus ou moins culinaires. Alors forcément, le dieu casse-croûte s'incruste aussi à la fête de ma nouvelle université.
Chaque stand propose sa spécialité, du konnyaku douteux (des inconscients ont osé goûter) à la yakiimo (patate douce), en passant par le divin taiyaki (une sorte de pâte à gauffre en forme de poisson, fourrée à la pâte de haricot rouge). On y trouve aussi des mets plus familiers des occidentaux comme des bananes au chocolat, des brochettes de viande ou encore des crêpes. Des stands d'étudiants étrangers étaient aussi présents, on pouvait ainsi acheter des plats coréens ou malaisiens par exemple.


Ce qui m'a vraiment marqué, c'est l'organistaion au sein des clubs/cercles. Les journaux au sol pour ne pas salir, les réchauds/plaques à gaz avec la bonbonne à côté, les provisions bien stockées. Et surtout... les rabatteurs !
Vous pensez vous promener tranquillement entre les stands et flâner ? Fous que vous êtes ! Les représentants de chaque stand errent en général par deux, et harcèlent chaque passant pour les ramener à leur stand ! Bon, tout ça reste bon enfant bien sûr, c'est juste que ça surprend.



La salle du cercle "Kokubora" constitué d'étudiants de diverses nationalités.


D'autres groupes d'étudiants avaient réquisitionné des salles pour exposer certaines de leurs oeuvres ou proposer des activités aux visiteurs. J'ai fait un tour au club de photo qui fait un travail vraiment très classe. Je suis ensuite passé au club de calligraphie, où j'ai pu m'essayer tant bien que mal à cette activité (Ecrire "cheval" ça passe, mais écrire mon prénom en kanji, ça casse). C'est très intéressant en tout cas, il se pourrait que je louche sur ce club à la rentrée.
Ce même club organisait une exhibition en plein air, au (gros) pinceau, vraiment impressionnant.

Et durant toute la journée (les journées en fait) tout un tas de spectacles avaient lieu sur la scène installée au milieu du campus. Des concerts, des sketch et... le "Princess Contest". L'election de miss potiche Shindai ! Comme notre éléction de miss France mais en pire, avec 5 jeunes Japonaises pas bien belles. On n'a pas tenu longtemps, je ne peux malheureusement pas vous donner le résultat de cette année. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop.
Nous avons pu assister aux représentations de différents groupes de danse. De la danse traditionnelle dont j'ai oublié le nom à des danses plus "hip-hop".

Toute la fête semblait ne reposer que sur les étudiants, je n'ai pas vu l'ombre d'un prof ou d'un membre du staff de la fac. Ce sont même des étudiants qui géraient la "sécurité" (empêcher les gens de se tromper de directions et de finir sur la scène) et qui prévenaient les voitures aux différentes entrées du campus.


Un ami des membres (?) du Kokubora, venu tenter l'activité "tatouage au henné".


J'ai eu un problème technique durant ces deux jours de fêtes, à savoir plus de piles pour mon appareil photo. Avouez que c'est balo. J'avais trouvé 6 piles pour 100yens (au 100yen shop bien sûr) mais je n'avais pas pensé à vérifier s'il s'agissait de piles alcalines ou non. Ca tombait sous le sens pour moi. Du coup au bout de 2 photos : plus de batterie. Après vérification j'ai cru lire "pile au manganèse". Haha.
Tout ça pour vous dire que les photos que j'ai pu prendre de la fête sont sur mon téléphone portable. En attendant de les transférer sur mon PC et de créer un album, je vous demande d'être patients et de trouver mon article tellement génial qu'il se passe de photos. :)
Par Hika
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 06:35

Pour la seconde fois hier soir, j'étais invité avec Cécile à une soirée dans un restaurant.

La première fois remonte à la semaine dernière, nous avions mangé dans un restaurant appelé "Kaneko" avec Shibata (c'est son nom de famille mais... je n'ai jamais entendu personne l'appeler par son prénom, même pas elle) et Miwa (qui semble avoir apprécié le sake sur la photo ci-dessus, héhé). Nous avons pu les rencontrer grâce à nos prédécesseurs de Bordeaux en échange à Niigata l'an passé.

Hier soir donc, nous étions conviés à une soirée au "Porepore" ( "ぽれぽれ" prononcez "polépolé" ). Le cadre était vraiment très classe et le style est réellement très différent de ce qu'on peut voir par chez nous. Nous étions dans un espace isolé du reste du restaurant, un peu comme une pièce fermée, mais sans porte.(oui oui c'est possible)
Il y avait une longue table centrale pouvant acceuillir 14/16 personnes je pense. En l'occurence nous étions 9 à l'arrivé et 10 en repartant. Un Français nommé Benoit nous ayant rejoint en cours de soirée. Il est à Niigata depuis un an maintenant et fait de la recherche théorique en mathématiques. (Cette phrase possède un double-sens, mais je le laisse. héhé)

Quand on mange en groupe dans ce genre d'endroit les plats ne sont pas vraiment individuels. (Je généralise peut-être, mais c'était le cas hier.) C'est à dire qu'en arrivant on regarde les menus, chacun dit ce dont il a envie, et on envoie toutes les commandes. Ensuite les plats arrivent, sont disposés au centre de la table et chacun pioche là ou il veut. C'est très convivial, très sympa.


Bon certes au dessert je me suis fais piéger, j'ai gobé mon tiramisu avant de me rappeler que peut-être, j'aurais pu en proposer un morceau à quelqu'un. Je rejette la faute sur Benoît ! En parlant avec lui je me suis de nouveau cru en France, et mon egoïsme a refait surface. ("Saletés d'occidentaux !" comme dirait Cécile)
Notez que ceux qui voulaient y gouter ne se sont pas génés. (Qui a dit "Shibata san" ?)

Si l'objectif de la soirée était de me faire picoler comme un trou, je crains que mes nouveaux amis aient échoué. Certes on s'est commandé une petite "bouteille" (il faut vraiment que je trouve un autre terme) de sake avec Cécile, mais là où elle a réussi à boire son petit verre, j'ai préféré offrir le mien à Benoît, après avoir goutté quelques gorgées tout de même. Je poursuis donc sur ma lancée "Je n'aime pas les boissons alcoolisées", on verra plus tard si je change d'avis.

Une fois la soirée terminée on demande l'addition, on divise le montant total par le nombre de personnes et chacun paie une part. Pour les radins et/ou les étudiants fauchés (on parle de moi là ?) qui souhaitent sortir ainsi tous les soirs, choisissez donc des amis ayant très peu d'appétit.

Et pour finir, l'anecdote du soir intitulée "De la difficulté de parler une langue étrangère". En sortant du restaurant, Benoît souhaitait nous montrer, à moi et Cécile, où il habitait. Cécile se décide alors à prévenir tout le monde que nous partons de notre côté, en leur souhaitant la bonne soirée. C'était sans compter sur notre niveau encore moyen en japonais. Résultat : On se retrouve à 7 dans le petit appart' de Benoît. On est vraiment désolé l'ami ! ^^'

En bonus track, une photo de moi et de Shibata qui découvre que oui, les poils sur les bras sont une réalité.



P.S: Je m'excuse par avance pour le titre, certains risqueraient en effet d'y voir une référence à un certain "Jean Pierre".
Par Hika
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 17:16

Au Japon comme ailleurs (plus qu'ailleurs ?) l'administratif et la paperasse qui va avec, ce n'est pas ce qui manque, loin de là ! Et honnêtement, heureusement que les tutrices sont là.

La première étape (mardi 6/10) fut le passage par la mairie, en tout cas une succursale, pour l'optention de la fameuse "Alien Registration Card" (外国人登録証明書) à laquelle a droit tout résident étranger de longue durée. Pour l'instant j'ai le droit à un document agrafé dans mon passeport, mais bientôt j'aurai ma carte officielle de ET \o/
En tout cas, la mairie de Niigata
(ou plutôt la succursale du quartier) n'a rien à voir avec les mairies françaises que j'ai pu visiter. Pour un Français, voir 6/7 guichets ouverts et autant d'employés aimables et disponibles... c'est un choc ! Contrairement à ce que je pensais, ce fut assez rapide.

Aujourd'hui, passage au bureau administratif des élèves de niveau master pour finaliser l'inscription à la fac. Je recevrai une carte d'étudiant la semaine prochaine. J'ai déjà reçu, en début de semaine, une carte permettant l'accès aux salles informatiques du bâtiment. (Privilège des masters ? héhé)
Ensuite, petit passage par.. euh... ben ça ressemblait à un édifice municipal mais j'ai pas plus d'infos en fait. On échange 900yens contre 3 copies d'un document officiel et on repart.
Direction la Daishi Bank pour l'ouverture d'un compte. Ce compte permet notamment d'acheter un téléphone portable, élément assez indispensable au Japon, surtout pour les étudiants. Entre le moment où nous avons rempli les documents et celui où l'on m'a remis mon carnet, ce fut long, très long.
Heureusement les sièges sont confortables, les tutrices sympas, du coup le temps passe plus vite. :)
Ma carte me sera envoyée par la poste d'ici deux semaines, pour le moment je n'ai qu'un carnet, qui ressemble beaucoup aux anciens carnets de livret A français.
Le compte en banque créé, direction une boutique AU, opérateur de téléphonie mobile local. Ca aura pris pas mal de temps ici aussi, des photocopies de tous les documents qu'on avait sur nous (passeport, carnet de banque, document de la mairie...) et des explications... beaucoup d'explications. D'ailleurs je ne crois pas avoir compris le 1/4 de ce que me disait la gentille dame du guichet. '_' Là encore les tutrices accourent à notre secours pour combler les blancs.
Oui parce qu'en général ça donne ça : Le monsieur/la dame envoie une looooongue tirade explicative. J'essaie de suivre mais inmanquablement, à un moment, je décroche... j'essaie de me raccrocher... et là je prie pour que ce ne soit pas une question au final. Et parfois, c'est effectivement une question ^^'
Bref après euh... une bonne demi-heure ? Nous repartons avec nos portables, et en cadeau : une petite horloge digitale, deux petites serviettes, une petite glace portable pour que je puisse me remaquiller en toutes circonstances. C'est la classe.
Et pour leur longue attente et assistance, nos tutrices ont reçu elles aussi un sac avec des petits cadeaux. Où comment faire oublier l'attente aux clients. Je demanderai la même chose chez SFR en rentrant en France pour voir !

Dans tous les cas j'ai rencontré une petite gêne chez mes interlocuteurs : mon Prénom. Où plutôt MES prénoms. Car comme il y a "Romain Roger Jean-Philippe" sur mon passeport, je DOIS écrire tous mes prénoms systématiquement. Et ça prend de la place sur les documents !

Sinon toujours pas d'adaptateur : rupture de stock dans le magasin indiqué par Kevin dans les commentaires, merci à lui malgré tout. Du coup, plan B, direction Biccamera demain.

Comment ça mon pavé du jour était indigeste ? Vous réclamez des articles, il faut assumer après hein :p
Allez je vous promets davantage de photos pour bientôt. Ayant eu la flemme de suivre les conseils photos de Cécile ce soir, je vous ponds une photo avec un éclairage... néon, du coup c'est pas top. Je la changerai quand j'aurai le courage.

P.S: Toi aussi amuse toi à compter le nombre de "petit(e)(s)" dans cet article, et gagne ton poids en malabar qui croque, le malabar qui croustille au goût pomme, ou fraise.
Par Hika
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 12:52

J'entends d'ici le peuple gronder "Menteur ! Tu promettais des articles ! Et que dalle en fait !". Certes, certes, mais bon... c'est pas de ma faute ! Enfin presque pas.

En réalité je suis face à un problème d'apatation, rien de grave, c'est un problème purement matériel, il s'agit des prises de courant. Celles-ci se composent de deux fiches plates parallèles. Ce qui n'est pas le cas des prises françaises, pas de bol. Il me faut donc un adaptateur. Une des tutrices m'a donc emmené dans un magasin d'electronique pour trouver l'objet tant convoité. Une petite question au vendeur qui nous apprend que non, on ne vend pas ce genre de chose ici.
C'est à ce moment-là que Cécile s'aperçoit qu'ils ont bel et bien en rayon un adaptateur, qu'elle a elle-même acheté avant de partir, mais qu'elle n'a pas encore pu tester. Après vérification, il s'avère que le petit adaptateur de type A fonctionne à merveille ! Il ne reste plus qu'à retourner au magasin... Mais il est où ? '_'
J'ai donc attendu qu'on puisse à nouveau m'emmener en voiture. Manque de bol, la fois où ça a été possible, le magasin était fermé.

Bref, le problème devrait être résolu demain... en fait après demain, car un typhon approche. Si l'on ne peut pas m'y emmener, je suivrai les conseils de Yann et irai dans une autre boutique.
J'écris cet article grâce à Cécile qui me prête son adaptateur le temps de recharger ma batterie vieillissante. Je pourrai par la suite me consacrer davantage à ce blog, ou tout du moins essayer. (j'assure mes arrières là, oui) Car pour le moment, le "peu" de batterie que j'ai, je l'utilise pour la famille et les mails, mais votre tour viendra mon cher public !
Par Hika
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